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Cet homme politique et économiste (1801-1850), donc contemporain…d’Auguste Le Bon est presque aussi moderne et utile que ce dernier pour éclairer nos esprits complexes oubliant tout simplement de regarder ce qui se cache au dos d’une idée, d’un concept ou d’un projet. Ce tout petit ouvrage, par sa taille, est également à recommander à nos dirigeants mais peut être encore plus aux commentateurs et à tous ceux qui auraient tendance à porter un avis à l’emporte-pièce. Il nous rappelle ainsi que dans tout domaine une décision, un acte, une loi… engendrent une série d’effets, dont seul le premier, en lien avec la cause, est immédiat, et facilement visible. Les autres, que l’on ne voit pas d’un premier abord, se dérouleront successivement et de façon systémique. Quant à les prévoir initialement, on peut tout au plus les imaginer. Une autre bonne raison qui m’amène à le recommander à nos hommes politiques est que bien que défenseur du libre-échange, en opposition au colonialisme et au socialisme, il votait tout autant à gauche qu’à droite ! Les nôtres, d’élus, seraient bien inspirer d’oublier les consignes de vote de leurs partis pour suivre les convictions qui les ont fait élire selon la règle « mon pays avant mon parti ».

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Frédéric Bastiat :

D’une famille originaire de Mugron, où il vit la plus grande partie de sa vie, il est le fils de Pierre Bastiat, un négociant aisé, qui faisait le commerce avec l’Espagne2, qui meurt alors qu’il avait 9 ans. Sa mère étant morte deux ans plus tôt, il vit alors chez ses grands-parents paternels. Sa tante Justine le retire du collège de Saint-Sever, où elle l’avait d’abord placé, pour l’envoyer, en 1814, à la prestigieuse école de Sorèze qui, jouissant alors d’une réputation datant du milieu du xviiie siècle, recevait, chaque année, près de quatre cents élèves d’Espagne, d’Italie, d’Angleterre, de Hollande, de Pologne, de Grèce, des États-Unis3.

Il quitte l’école à 17 ans pour s’essayer, sans grand succès, au commerce, d’abord dans la maison de son oncle, puis à l’agriculture dans le domaine de Mugron, dont la mort de son grand-père l’avait rendu propriétaire, en 18252. Selon Thomas DiLorenzo, cette expérience lui permettra de bien connaître les mécanismes essentiels de l’économie de marché4. Sheldon Richman constate également qu’il grandit dans le contexte des guerres napoléoniennes marquées par un fort interventionnisme étatique5. Dans les années 1820, il entre dans la franc-maçonnerie, à la loge La Zélée, dont il devient le garde des sceaux, en 1822, et l’orateur, en 18236. En 1846, il est élu membre correspondant de l’Institut de France.

Dans sa jeunesse, il lit le Censeur européen, journal créé par Charles Dunoyer, qui donnera, selon ses propres termes, la direction de ses études et de son espritNote 1.

Économiste et pamphlétaire, sa carrière publique dure à peine six ans : galvanisé par les succès de la ligue libre-échangiste de Manchester, il suit leur exemple et envoie au Journal des économistes un premier article, intitulé « De l’influence des tarifs français et anglais sur l’avenir des deux peuples ». Cet article, paru en 1844, ayant fait sensation, on lui en a réclamé d’autres, et ainsi est né la série d’articles publiée, par la suite, sous le nom de Sophismes économiques. En même temps, il publie son premier ouvrage, intitulé Cobden et la Ligue et monte à Paris pour se faire imprimer2.

Dans la capitale, il devient bientôt l’adversaire le plus actif et le plus redouté de la politique protectionniste. Il devient secrétaire général de l’Association pour la liberté des échanges, créée à Paris en 1816Note 2, qui a pour organe le Libre-Échange, qu’il a créé et dont il est le rédacteur en chef. La révolution de février obligea les économistes français, en général, et Bastiat en particulier à s’opposer au socialisme, Bastiat a été de ceux qui l’ont combattu avec le plus de succès, réfutant tour à tour Louis BlancVictor ConsiderantPierre LerouxProudhon, etc. dans plusieurs ouvrages dans lesquels il combat à la fois le socialisme et le système prohibitif2.

Élu député des Landes en 1848 à l’Assemblée constituante, il est réélu en 1849. Soutien du pouvoir en place, il se range aux côtés de Cavaignac7. Il goûte peu aux questions de politique pure pour ne s’intéresser qu’à l’économie : à l’Assemblée, il devient vice-président de la commission des finances. Siégeant à gauche, il vote, selon le projet de loi discuté, pour les conservateurs ou pour les socialistes7. Cela ne voulait pas dire qu’il était centriste ou social-démocrate, cela signifiait que son seul critère de jugement était la liberté naturelle. Il s’en justifie notamment dans une profession de foi électorale de 1849 : « On a rapproché mes votes de ceux de l’extrême gauche. Pourquoi n’a-t-on pas signalé aussi les occasions où j’ai voté avec la droiteNote 3 ? »

À l’Assemblée et en dehors, il n’a de cesse de combattre le protectionnisme et le socialisme, ainsi que de promouvoir le libre-échange et les droits de l’individu. Il sera en particulier l’un des plus fervents défenseurs des idées de Richard Cobden et les ligues anti Corn Laws. Sa première contribution au Journal des économistes sera d’ailleurs en défense du libre-échange, fustigeant les politiques colonialistesNote 4. Il créa l’Association pour la liberté des échanges et écrit un livre sur Richard Cobden.

Il avait été également conseiller général à partir de 1831 et juge de paix du  au . Durant le tour de France qu’il avait entrepris pour promouvoir les idées libérales, il contracte la tuberculose8.

Ne pouvant plus siéger régulièrement à l’Assemblée, il part en Italie pour tenter de se rétablir et meurt à Rome en 1850, déclarant sur son lit de mort que son ami Gustave de Molinari est son fils spirituel. Il est inhumé en l’église Saint-Louis-des-Français de Rome. Un monument lui a été érigé dans sa ville natale, le . Il avait fait un mariage malheureux, le .

Source : Wikipedia

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