De l’origine de la crise des gilets jaunes en… 1983 avec Chirac à probable la crise financière de 2020 qui vient de commencer.

La crise des gilets jaunes trouve son origine en… 1983 avec Chirac, aussi bizarre que cela puisse paraître, même si Pompidou, issu comme par hasard de chez Rothschild, fut le premier à privatiser la dette de la France ce qui était le début de la fin de la souveraineté de l’état, c’est le changement de politique de Chirac qui amorça la pompe à déclassement. En effet lorsque ce dernier s’est fait élire en 83 c’était après une campagne sur le thème de la fracture sociale dont il fit le fil conducteur de sa politique jusqu’à… Ce qu’il rencontre Helmut Koln qui l’a convaincu de réduire le déficit par une politique de rigueur. Ce que ne lui avait pas dit le copain Helmut, c’est qu’eux auraient le courage de le réduire par des réformes structurelles et non pas en mettant la poussière sous le tapis. À son Retour le roi fainéant convoqua Duhamel et inversa complètement sa politique en renvoyant ainsi l’ascenseur social vers le bas par des mesures d’économies sur les services publics dans ce que l’on peut considérer comme étant le début de la mondialisation pensée par les économistes Milton Friedman de l’école d’économie de Chicago et autre philosophe politique comme Hayek, déjà financé par des mécènes comme le Liberty Fund. Et depuis on a continué sans comprendre que non seulement nous avions trop de fonctionnaires mais surtout qu’ils n’étaient plus à la bonne place. Ainsi jusqu’à récemment on a préféré les mesures mortifères mais indolores, ou indolores mais mortifères, qui ont essentiellement consisté à licencier 500 douaniers par an pendant trois ans, des militaires à la pelle et des flics qui ne servaient apparemment à rien, tout ce beau monde manifestant que très rarement ou étant muselé par des leaders syndicaux retournés contre des postes confortables.

Ce que l’on aussi du mal à comprendre c’est que la richesse issue de l’économie n’est pas comme un gâteau qu’il faut se partager en faisant des parts plus ou ; moins grandes selon la contribution des uns ou des autres à sa cuisson, mais une mayonnaise délicate à faire monter pour en accroître le volume de façon à nourrir correctement tous les convives du banquet. C’est à cela que doivent, ou devraient, contribuer les banques en tant que mission première en lieu et place de l’économie casino qui consiste à faire de l’argent par le biais de transactions qui se mesurent dorénavant en millisecondes et sont confiées à des algorithmes. C’est l’opposition de Wall Street à main street !

Autre problème de compréhension, mais de nos camarades jaunes cette fois-ci. Bien que sympa idéologiquement l’ISF, est un impôt, non rentable et contre-productif. Si un riche a 100, et que vous en piquez 10 % l’an prochain il aura plus que 90, sur lesquels vous piquerez encore 10 % pour qu’il ne lui reste plus que 81 et… l’année suivante, il sera parti se faire tondre en ailleurs ! C’est aussi idiot de manger sa poule plutôt qu’un oeuf tous les matins ou de s’attaquer de front à un château fort. Ce qu’il faut surveiller ce sont les flux, qui comme le sang sont la vie et les bons indicateurs d’état de santé.

Ainsi la taxe Tobin qui se proposait de taxer de 1 % toutes les transactions financières, laissaient les poules vivre et pondre, tout ne les ramenant peut-être un peu à la raison en limitant le nombre de transactions purement spéculatives. Trop bonne idée pour que l’ensemble des places financières ne la mettent en place, ce qui est une condition sine qua non à sa réussite à la libre circulation, des personnes des biens et heureusement des idées, bonnes ou mauvaises.

Les gilets jaunes d’aujourd’hui sont le fruit du silence des déçus du référendum de 2005 volé aux citoyens par les élites au profit d’une Europe de la finance au lieu d’une Europe des peuples ainsi que de la non-représentation des courants de pensée dans nos assemblées démocratiques dues à l’absence d’un vote à la proportionnelle.

Voilà pour le passé et le présent, mais que pourrait nous dire le futur ? Cette semaine les marchés financiers viennent officiellement de passer en bear market, c’est-à-dire en phase baissière avec enfoncement confirmé des premiers supports long terme pour l’ensemble des principaux indices internationaux. Cette phase dure habituellement de 6 à 18 mois et ne se fait bien évidemment pas en ligne droite mais avec des soubresauts, qui servent aussi aux institutionnels à attraper les derniers pigeons selon la psychologie habituelle, tout ça dans un canal baissier.

Malgré le décrochage d’environ 20 % déjà subit, et annoncé ici, les prochainssupports LT sont encore loin et il y a largement de quoi perdre, surtout pour les valeurs volatiles et petites capitalisations ou les valeurs à contre-courant. Ainsi depuis le 4 sept Jeff Bezos, le patron d’Amazon a perdu 56 Md$, tout en restant l’homme le plus riche du monde avec dorénavant seulement 112 Md$. Mark Zuckerberg n’a lui perdu que
36 Md$.

L’intérêt va être de regarder où va aller cet argent, dans cette période économiquement et géopolitiquement troublée, d’autant plus que ça dévisse également, avec forcement encore plus de d’amplitude, sur les Crypto monnaies. Pourtant tout cela était prévisible parce que cyclique et modélisé par des graphes qui sont avant tout la représentation du sentiment des marchés, celui du CAC 40 est le plus parlant d’entre eux pour l’analyse chartiste. Les analystes, les mêmes qui nous parlaient de rallye haussier de ciel bleu, parlent actuellement de guerre économique avec la chine, d’une croissance qui ne sera pas celle prévue comme cause de cette chute, moi je parle crise cyclique prévue et prévisible et de réajustement des cours de Wall Street avec ceux de Main Street. On savait où étaient les supports et les résistances, seul le timing laissait un peu de suspense et encore ! Maintenant que nous sommes officiellement rentrés en marchébaissier, ces mêmes analystes ayant besoin de cette confirmation technique qui leur permettra une pensée moutonnière pour faire croire qu’ils ont compris, on peut essayer de timer le scénario. Pour cela il faut se rappeler que la crise des subprimes dite de 2008 a commencé comme on le voit sur le graphe ci-dessous fin 2007 pour finir en mars 2009. Il semble donc fort probable que si 2007 fut le top départ de celle de 2008, que ce départ de descente aux enfers de Nov. 2018 pourrait bien être celle de fin 2019 début 2020, avec une forte chute et quelques respirations pour piéger les derniers gogos tout au long de 2019. Il suffit de prolonger les courbes qui ne sont, encore une fois, que la simple représentation des sentiments des opérateurs des marchés eux-mêmes en léger décalage avec les réalités que nous analysons ici depuis longtemps. Le triangle chartiste sur le CAC 40 (ci-dessous) permettait de déterminer un point de résistance sur l’oblique 6800-4800, comme il nous permet de visualiser les supports long terme aux alentours des 4000 voire, 2400 points, soit, pas loin de 45% de pertes potentielles en se rappelant que ces indices sont une moyenne, concernent les 40 premières entreprises, cotées françaises ce qui signifie que pour certaines autres e sera probablement la mise à mort après la boucherie, ou de belles opportunités comme toute crise en porte.

En revanche cette probable crise financière risque de se catalyser avec une crise sociale et sociétale, et potentiellement de facto par simple relation de cause à effet, géopolitique et géostratégiques entre des acteurs actuellement à l’échauffement.

Salutations,

Thierry

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