Refusez le non-sens.

Ne vous laissez pas enfumer,

Osez la désobéissance entrepreneuriale

Ce coup de gueule vient s’intercaler dans le cycle des décryptages dont les deux prochains porteront sur « la pandémie de totalitarisme et le contrôle généralisé des populations par les GAFAM via les vaccins à biomarqueurs et autres traçages » et celui « sur l’enfumage de la prétendue démondialisation » qui nous mènent tous les deux vers « Le meilleur des mondes » selon Aldous Huxley, écrit en 1931.

Ce thème, qui devait initialement prendre la forme d’un petit fascicule plus technique trouve donc toute sa place dans cette démarche. Mais devant gravité et la dangerosité de la situation, la vidéo s’avère plus appropriée.

Il a pour finalité de rappeler qu’en tant individu, parent, et entrepreneur, votre premier devoir est de survivre à cette crise économique qui fait suite à celle sanitaire et qui en est le collatéral, et cela y compris en vous éjectant pour repartir et rebondir.

Or, les discours officiels actuels de nos ministres déguisés en chefs de guerre utilisent tous les artifices psychologiques et matériel de la manipulation tendant à vous envoyer sur le front à n’importe quel prix tel les poilus et leurs pantalons rouges en 14.

Sans autre réflexion que celle du prétendu devoir entrepreneurial, ces discours pourraient avoir pour certains d’entre vous les mêmes effets mortifères que ceux servis au personnel soignant salué, applaudi, mais … armé de sacs poubelle.

Il sera traité sous 4 angles par quatre questionnements :

  • Pourquoi obéir à des ordres idiots donnés pas des incompétents, même étoilés ou diplômés ?
  • Quelle est votre position et celle de votre écosystème dans l’environnement global.
  • Quelle est votre situation individuelle, entrepreneuriale et personnelle pour en identifier les risques ?
  • Quels aspects et astuces techniques pour limiter la casse et rebondir ?

Derrière ce titre volontairement provocateur de par son aspect généralisateur, il ne s’agit pas d’un discours défaitiste, ni pétainiste, gauchiste ou de révolutionnaire, mais celui du bon sens et de l’expérience issue directement de ce livre qui est ma propre histoire. « Osez ne pas perdre sa vie à essayer de la gagner ».

Où comment le système et des causes initialement justes et généreuses broient des hommes pour de mauvaises raisons et de fausses bonnes causes par le biais de la manipulation des politiciens.

Je le fais de façon tout à fait sereine et en paix avec moi-même car en termes de combat et d’entreprenariat j’ai le CV et la légitimité pour tenir les propos qui vont suivre et qui me vaudront une flopée d’attaques, dont je me fiche.

C’est le discours du Contournant Agile 4.0, celui de l’évitement, du refus d’un combat inutile et de trop ; celui du refus du non-sens afin de préserver ses forces pour rebondir, muter pour des victoires atteignables, elles, plutôt que de persévérer dans une impasse, qui existait peut être déjà avant la crise qui n’est qu’un déclencheur, un catalyseur, un accélérateur.

C’est le discours qui consiste à refuser un combat décidé, comme en 14, par de brillants généraux réputés comme issus des meilleures formations aux guerres offensives qui ont envoyé la jeunesse de notre pays servir de cible avec des pantalons rouges en tant que réponse à l’incompétence de nos politiques et à notre impréparation.

Et bien aujourd’hui ce sont les mêmes prétendues élites qui ont envoyé au front les Médecins et infirmiers libéraux sans la moindre protection pour combler les mêmes incompétences et impréparations qui se sont traduit par l’absence de masque et de tout équipement de protection, où la 6eme puissance du monde a dû mobiliser, non pas les taxis de la Marne, mais les couturières du pays.

Quand on regarde les chiffres du nombre de médecins libéraux contaminés publiés par SOS médecins, ou l’ordre, on peut se dire que les mêmes causes produisent les mêmes effets, quelques soit le domaines et l’époque.

Et bien maintenant ce sont ces prétendus sachants, dont aucun n’a jamais mis les mains dans le cambouis, en dehors de leur stage ouvrier de science po effectué chez un des copains de papa, qui prétendent envoyer nos entrepreneurs au feu avec des semblant de gilets pare-balles sous forme de prêts et autres reports de charge, comme ils ont envoyé nos soldats en Afghanistan dans des véhicules non blindés.

Qui peut aujourd’hui prétendre que la mort de nos 86 soldats a changé la situation de ce pays ?

Qui peut prétendre qu’envoyer des entreteneurs mal équipés mener un combat perdu d’avance n’entrainera pas des morts supplémentaires ?

Je ne critique pas ici les mesures financières qui ont été prises pendant la crise pour venir en aide aux entreprises une fois que le mal était fait. A ce jour BPI France a « distribué » 100 milliards de prêts garantis par l’état à 500.000 entreprises, tout en rappelant lui aussi que les prêts avaient vocation à être remboursés. Pas plus que je ne critique « ce » gouvernement en place puisque cette situation est le fruit de 50 ans de déliquescence du pouvoir politique et d’abandon ou de cession des pouvoirs et devoirs régaliens.

Le sujet du jour, alors que certaines entreprises attendent toujours le remboursement du chômage partiel est le choix qui se pose aux entrepreneurs et les conneries qu’on les poussent à faire pour tenter de rester en vie dans un monde où ils n’ont, pour certains plus leur place et cela en jouant sur la fibre patriotique et des prétendues aides.

Je ne dis pas ici qu’il n’est pas du devoir du dirigeant d’entreprise de se battre pour sauver son entreprise et les empois qui font vivre des familles, c’est généralement inscrit dans son ADN, je dis que chaque cas est particulier, qu’il y a toujours plusieurs solutions et méthodes et que ce n’est pas en sonnant au clairon la charge générale en intégrant dès à présent dans les discours de nos généraux l’acceptation d’un certain pourcentage de perte qui seront autant de drame personnels et humains avant d’être économiques.

Bien évidemment, ce qui vaut pour une PMI sous-traitant stratégique d’Airbus, et qui fera probablement l’objet d’un plan d’aides, ne vaut pas pour une start-up technologique où les fonds d’investissements US ou Chinois se feront un plaisir d’entrer, par rapport à la TPE locale classique dont le dirigeant risque de se retrouver bien seul face aux décisions et sera plus à même de se mettre en risque.

Quant aux leçons de patriotisme donné par des énarques élevés hors sol on en a un bon exemple avec le double scandale des masques. La saison deux de ce triste moment de notre histoire fait la une de la presse française dans ce que le Figaro titre[1] : « Masques en tissu : la grande désillusion des entreprises textiles françaises ». En résumé, des centaines d’entreprises du textile ont répondu présent à l’appel patriotique du gouvernement pour produire des masques en tissu, y compris en investissant dans des machines à coudre jusqu’à saturation du marché…. par l’importation massive de produits asiatiques.

Du jour au lendemain les commandes, notamment publiques, ont été stoppées nettes. En plein discours sur le patriotisme et l’indépendance stratégique, la relocalisation et autres utopies alors que l’on n’a même pas un ministre de l’industrie ni un commissariat au plan, parce qu’aucun plan et aucune vision stratégique, et que les mêmes qui crient au loup ont contribué à la désindustrialisation et aux soldes de notre tissu industriel, d’Arcelor à Alstom.

A peine 15 jours après le déconfinement les commandes de masques ont donc cessés et certaines ont même été purement annulées pour être remplacées par des produits vietnamien ! Or, sauf à avoir rêvé Dieng bien Phu et le sacrifice de nos anciens, il ne me semble pas que le Vietnam soit une province Française à ce jour !

Et double peine pour ces sacrifiés sur l’autel du moins disant, ces entreprises ayant travaillé à plein temps n’auront pas droit aux aides dédiées à la période de confinement. Et bien évidemment aucun des cranes d’œufs n’a eu l’idée de se dire que ces masques pourraient parfaitement être achetés aux conditions initialement prévues pour reconstituer le stock évaporé, ou même brulés par le mystère de la pensée administrative. Stock qui nous a fait défaut et nous a contraint à bloquer l’économie du pays, et ce qui pourrait se reproduire en cas de seconde vague !

Donc avant de vous jeter sur les prêts aidés, garantis, reports de charges …. Voire, comme je le constate malheureusement, en ré injectant des fonds personnels dans l’entreprise il y a questions, somme toute assez classiques, à se poser, au-delà de celle concernant la valeur de la parole de l’état. Demandez aux entrepreneurs et à leurs 30.000 salariés du photovoltaïque qui ont payé au prix fort les conséquences du décret consacrant le revirement de stratégie du gouvernement en décembre 2010.

Pour en finir avec nos élus de tous bords, et la technostructure qui nous coûte en gros 10% de plus que l’Allemagne, la première question est :

Que pouvez-vous attendre de nos élus avec de tels comportements et leurs incapacités à décider en mode anticipation et vision, voire gestion de crise ?

Ceux là même qui vous ont envoyé voter pour le premier tour des municipales pour vous confiner dès le lendemain plutôt que de prolonger le mandat des maires pour 6 mois ou un an.

Ceux qui ont menti sur les masques, les tests, le niveau d’impréparation malgré tous les rapports et livres blancs qui s’accumulent dans les placards des divers ministères.

Comme disait en fin politicien Jacques Chirac, me semble-t-il, les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent.

Élus qui au plus niveau haut de la pyramide et en plein combat ont comme soucis premiers d’assurer leur avenir de maire du Havre ou de Tourcoing !

Et ceci à tous les niveaux. Dans ma commune de province, les estimations de participation à ce deuxième tour sont évaluées à 20%. Il reste quatre listes dont certaines ressemblent au mariage de la carpe et du crapaud. Le maire devrait donc, au mieux, être élus avec 8, voir 10% des inscrits ! Quelle représentativité ?

Et pourtant il va gérer selon ses humeurs et ses visions plus de 120 M€ pour la commune et 370 M€ pour la communauté d’agglo.

En tant que maire il sera président de l’hôpital dont il budgétisera le fonctionnement du premier employeur de la commune.  Et pourtant à aucun moment de leur campagne du premier tour, donc en début de pandémie, ils ne sont aller s’inquiéter des besoins des soignants avec cette simple question : Comment pourrions-nous vous aider ? De quoi avez-vous besoin ? Même pas un courrier de soutien !

Et leur préoccupation à la veille de ce second tour n’est pas de poser des questions sur ce qui devrait changer face à cette leçon que dame nature vient de nous infliger et qui pourrait engendrer un changement de paradigme, mais d’aller faire du boitage et du tractage sur le marché de samedi parce qu’ils s’imaginent que c’est encore comme cela que l’on gagne une élection et que le pays doit être gouverné à tous les échelons !

Donc non messieurs les entrepreneurs, vous n’êtes obligé  d’obéir à un ordre idiot, surtout quand il s’agit de sortir de la tranchée avec un pantalon rouge pour gagner 30 mètres, ou 3 mois d’activité, que l’ennemi vous reprendra en doublant vos pertes.

Il y a quelques années j’avais déjà déblatéré sur le sujet dans : « Du devoir de désobéissance économique et entrepreneuriale à la guérilla économique. [2]» où j’y disais :

« Nous avons passé le temps de la prise de conscience, celui de l’éclairage et de la dénonciation ; est venu le temps de l’action. Il nous faut dorénavant choisir et préparer le futur, pour qu’il en reste un. Choisir entre Londres et Vichy, parce que le bateau coule à plat et que l’orchestre continue de jouer comme si de rien n’était. Si on ne veut pas couler avec le bateau, il nous faut changer de bateau. »

Le propre d’une crise, ou d’un changement de paradigme comme celui que nous vivons, est que l’on a tendance à vouloir se raccrocher à ses croyances, à ses repères, et à traiter le problème avec le logiciel d’avant. Or, généralement tous les repaires ont disparu et les règles du jeu ont fondamentalement changé. Exemple de nos élus qui vont aller tracter sur les marchés. Par ailleurs, l’élément déclencheur émerge souvent hors du contexte des problèmes du moment.

Ce n’est pas forcement mieux ou pire, c’est différent. Néanmoins à la vue de ce qui s’est passé pendant la crise, où la déforestation de l’Amazonie a profité du focus de la presse sur le COVID pour s’accélérer, où la poussée des restrictions de libertés à fleuri, même si on a assisté à de beaux gestes de solidarité, mais aussi d’incivilités, j’ai du mal à croire les apôtres d’un monde d’après meilleur, plus écologique, plus ouvert ou plus collaboratif. Je crains que le monde d’après soit tout simplement comme celui d’avant mais en pire, donc plus rugueux et individualiste.

Faisons donc un point « économique » de la situation. Au-delà des milliards d’argent public dépensés, et dont Thierry Breton a rappelé aux doux rêveurs des prêts perpétuels, qu’un prêt avait pour vocation à être remboursé, y compris par les petits enfants. Pour cela je vais m’appuyer sur les propos de Christian Saint Etienne intervenant lors d’une émission sur BFM le 04/06/20 à 22H47 sur le thème « chômage comment stopper l’hémorragie ? »

Je sais, les économistes sont souvent des gens qui vous expliquent brillamment pourquoi ils avaient raison en s’étant trompé. Mais ce professeur d’économie du CNAM, ex-membre du CAE[3],  un peu iconoclaste et Contrarien, mais bâtissant toujours ses analyses sur des constations cliniques afin de trouver le meilleur traitement pour tenter de soulager, voire de guérir le malade. Le Dr Raoult de l’économie en quelques sortie. Il a eu à plusieurs reprises au sein d’un think-tank, le mérite de m’expliquer simplement des choses évidentes qui paraissaient compliquées et qui se sont souvent avérées juste dans le temps. Il a en vain tenté de convaincre Nicolas Sarkozy de porter une vraie réforme fiscale dont le pays a encore besoin aujourd’hui. Réforme de fond face à laquelle ce dernier a renoncé au dernier moment sous la pression « du système » pour adopter un ersatz de réforme, sous la forme du bouclier fiscal ?

Le terme hémorragie employé dans le titre de cette émission concernant le chômage colle particulièrement bien à la crise actuelle et à venir. Crise qui vient du terme médical Crisis qui est le moment où le malade peut passer de vie à trépas, par exemple en raison d’une hémorragie !

Car au-delà des chiffres annoncés de -11% de PIB, soit tout de même 200 milliards, la réalité est que :

  • L’on a effacé d’un coup 10 années de croissance péniblement gagnée,
  • C’est la pire des crises depuis 1945, où là nous n’avions physiquement même plus d’outil de production.
  • Probablement 3 à 6% de chômeurs en plus, aux bas mots.
  • Si en micro ces 11% de PIB en moins vont toucher toutes les entreprises, 1/7 va disparaître et 2/7 vont être en suractivité selon Christian Saint Etienne.

Vous voyez donc bien que la sélection va se faire, aussi, autrement que par la cotation Banque de France qui servait de tamis pour accorder les prêts d’états, même si celui-ci n’est pas inutile.

Le Problème selon cet économiste qui appelle un chat un chat, est que depuis 50 ans en France on a tendance à punir, par la taxe, les gagnants et à aider les perdants, contrairement aux pays anglo-saxons où l’on considère que tout le monde n’est pas égal par décret et idéologie. C’est aussi une des caractéristiques des crises qui ont pour conséquences salutaires d’épurer un peu le marché et d’éliminer, comme le fait dame nature, les entreprises les plus faibles qui en cannibalisant des parts de marché empêchent les plus performantes de croitre et de se renforcer. Ceci dans un marché où l’équité et la législation sont respectées, bien évidemment ! Ainsi, en tant que contribuable je suis ravi de mettre une fois de plus la main à la poche pour renflouer Air France où la SNCF qui étaient déjà virtuellement mort pour l’une et en mort clinique pour l’autre.

Selon Christian Saint Etienne, de la façon dont l’état va traiter ce problème de sélection naturelle va dépendre à un million prés le nombre de chômeurs, et donc l’effet domino et boule de neige.

Autre problème selon lui, les entreprises ont plus besoin de fonds propres que de prêts. L’Allemagne y a injecté 100 milliards, quand proportionnellement la France aurait dû selon le même ratio y consacrer 70Md€, elle en a mis de 4 à 10 ! La même Allemagne qui en plus de la plus grosse part des fonds européennes disponibles a emprunté 500 milliards en son nom propre pour mettre son outil industriel vieillissant à niveau pour aborder les marchés et la concurrence de demain.

Certes, c’est de l’économie et c’est chiant, mais si j’en parle ici c’est parce que si vous êtes sur un marché avec des concurrents allemands, cela devrait peser dans votre décision d’investir ou d’’arrêter les frais, y compris par une mutation profonde ou un dépôt de bilan avant de vous ruiner à tous les sens du terme.

De même que pour revenir au 1/7 des entreprises qui vont disparaître, et aux 2/7 qui vont être en sur activité, de votre positionnement et de vos capacités à muter devraient dépendre vos choix, et donc le ratio auquel vous appartiendrez.

L’économiste cite l’exemple des 7 à 8 millions de logements passoires thermiques qui pourraient se voir ciblés par une attention gouvernementale particulière, ce qui aurait le mérite de fournir de l’emploi pour 20 ans, et de peser positivement sur nos émissions de GEC et notre balance commerciale. Êtes-vous spécialisé en isolation technique par l’extérieur ? Dans ce cas faites chauffer le moteur et structurez-vous pour.

Quant à la réindustrialisation de la France, autre sujet à la mode et objet de fantasmes, qui sera traité lors d’un Zoom titré « démondialisation mon œil !», faut-il encore qu’elle porte sur des domaines du futur basés sur l’IA, la robotique et les nouvelles technologies, ou sur des domaines qui se sont avérés stratégiques comme les médicaments, l’agro-alimentaire, la défense, le numérique… Or, une fois de plus on aide actuellement les filières existantes voire, déclinantes mais aux puissants lobbys comme une fonderie en Bretagne dont le sauvetage des emplois a déjà couté 50.000€/emploi aux contribuables ! A cela s’ajoute la sale habitude, également typiquement française, de taxer sous diverses formes aux doux acronymes les outils de production au lieu d’imaginer une fiscalité plus intelligente. Dans la liste des tares je n’évoque même pas de la CGT et ses métastases.

Pour la relocalisation ponctuelle espérée, les GMS ont repris leurs habitudes d’avant malgré quelques engagements de la fédération du commerce comme le constate Marianne[4].

Par ailleurs le pouvoir d’achat des plus faibles risquant de se voir raboter de 20%, le prix restera un critère d’achat déterminant. Quatre français sur dix ont vu leur situation financière se dégrader durant cette crise, et cela ne va pas s’arranger avec la fin des aides quasi équivalentes aux salaires.

Tous ces choix vont faire l’objet d’arbitrage dans un pays qui avant la crise était économiquement à la tête… des pays du sud et champion des prélèvements avec 56% du PIB. Champion du dépassement des 3% de déficit devenus la norme avec maintenant 115% de dette, soit 3.000 milliards d’ici 2022 ! Mais pays où 2/3 des dépenses publiques vont à la protection sociale ! Les retraites représentent ¼ des dépenses publiques rappelle C. St Etienne. Et la population ne va pas en rajeunissant !

Sous l’angle entrepreneurial individuel après cette situation globale qui vous permet de vous situer en fonction de votre activité. Si certains secteurs comme l’aéronautique, sont plombés pour quelques années, aucun n’est condamné d’avance, mais des entreprises en tant qu’entités s’avèrent être des candidates toutes désignées. Si le management n’est pas à la hauteur de la mutation et de la souplesse nécessaire, si les fonds propres et la tréso sont trop légers, si le numérique n’a pas déjà pris toute la place qui lui revient[5], si le niveau de formation et d’adaptabilité du personnel n’a pas été mis à niveau régulièrement, si, si et si… elle comptera parmi les 20.000 faillites de plus attendues. Dans tous les cas ces secteurs fragilisés feront l’objet de concentrations, ce qui peut aussi être une opportunité, y compris de sortir. Les plus virulents et à l’appétit certain, comme Easy-Jet, ont déjà commencé la course aux parts de marché avec des offres agressives, quand d’autres en sont à tirer des plans sur la comète ou à négocier des vols low-cost avec le syndicat de pilotes.

Si vous pensez compter parmi les victimes, alors dans ce cas il faut vous préparer et préparer l’avion pour l’éjection. Et plus c’est fait tôt et muri et moins douloureux sera matériellement et psychologiquement l’atterrissage.

Après l’erreur consistant à écouter nos politiciens, le pire est d’espérer bêtement que la situation se retourne, que les choses s’améliorent d’elles-mêmes, que l’état vole à votre secours…

La première des choses à faire, c’est de faire le point, comme en navigation. Savoir d’où on vient, où on va et surtout où on est ! Cela s’appelle un audit, mais la seule différence c’est que vous êtes le plus mal placé pour le faire. Il va vous falloir trouver « un consultant », un vrai, pas un junior sortit tout droit d’HEC et vendu par un gros cabinet. Il va vous falloir dénicher un guerrier, rompu au combat non conventionnel, aux ruptures et à la gestion de crise. Quelqu’un qui ne craindra pas de vous dire les choses en face sans avoir peur de perdre un client.

Parmi les 3 missions principales du chef d’entreprise citées dans « Osez ne pas perdre votre vie à essayer de la gagner » :

  • La première, qui consiste à créer et fédérer une équipe pluridisciplinaire autour d’un projet, va se transformer en : garder l’équipe soudée et surtout la mettre à contribution en termes d’innovation de process, d’adaptabilité, de compréhension des nouvelles règles du jeu, et là, la pluridisciplinarité de l’équipe va s’avérer importante.
  • La seconde, imaginer quel sera le métier de l’entreprise dans 5 ans, deviendra maintenant et comment l’entreprise va gagner de l’argent pour survivre et rebondir.
  • Et enfin la troisième est plus que jamais au captiaine d’être à la barre pendant la tempête, avec le risque de ne pas avoir le temps ou les moyens de prendre le recul à l’analyse nécessaire.

A ces trois missions principales en temps de paix, s’ajoutera en mode combat celle de décider, de trancher et d’en porter seul la responsabilité, de la mettre en œuvre dans les meilleures conditions d’éthique, d’équité et psychologiques.

Une des clés pour survivre à cela est de ne pas rester seul et de se faire accompagner. L’association APESA, (l’association d’aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë,) avec le soutien de ses partenaires, Harmonie mutuelle, CCI France et CMA France, sous l ‘égide du ministère de l’économie a mis en place d’une cellule d’écoute et de soutien psychologique aux chefs d’entreprise (0 805 655 050)[6]

Sur l’aspect pratique deux axes principaux s’ouvrent à vous :

  • Le premier est la cessation d’activité, pure et simple. Vous déclarez cette cessation, vous soldez vos dettes, les actionnaires récupèrent ce qu’il reste sous forme de comptes courants, de capital, de dividendes et l’entreprise est radiée et n’existe plus en tant que personne morale.
  • La seconde, la plus courante consiste à placer la société en cessation de paiement. Cette déclaration au tribunal est de la responsabilité du dirigeant et doit être faite dès que dans la théorie l’entreprise n’est plus en mesure d’honorer ses dettes. Cette situation est différente de l’incapacité à régler une facture fournisseur en raison d’un trou de trésorerie pare que tout ce qui devait rentrer n’est pas rentré à temps. Sans rentrer dans la technique j’insiste sur ce point car la responsabilité du dirigeant est engagée au-delà de ses apports en capital s’il est actionnaire, comme est engagée celle d’un dirigeant nommé et non actionnaire.

Ensuite, pour faire simple, le tribunal de commerce prononce généralement une période de mise en redressement qui gèle les dettes de la société et doit permettre de trouver une solution à même d’assurer la poursuite de l’activité. Exemple, une ouverture de capital, un apport de fonds propres, un plan de redressement… cette période peut être prolongée.

Soit, grâce à ces mesures l’entreprise redémarre, soit le tribunal prononce la mise en liquidation judiciaire, ce qui signifie la fin de vie de la société à un instant « T » où l’on fige l’actif et le passif. Un administrateur judicaire est nommé pour gérer les affaires courantes et a la charge de procéder à la liquidation des actifs par le biais d’un commissaire-priseur qui procédera à un inventaire physique, censé être en accord avec l’inventaire comptable, pour procéder à la mise en vente aux enchères afin de récupérer de l’argent qui servira à payer, l’administrateur et les créanciers selon un ordre préférentiel parmi les quelques l’état et les organismes sociaux se trouvent en tête de liste et vos fournisseurs qui auront été appelé à déclarer leurs créances en queue de peloton.

Il y a ici des points importants dont la conclusion est que vous avez tout intérêt à anticiper un dépôt de bilan de façon à ce que ce dernier soit le plus « propre » possible :

  • Le premier point c’est que l’anticipation est une priorité, priorité dont vous vous privez en refusant l’obstacle ou en cédant aux sirènes gouvernementales destinées avant tout à protéger le collectif ou du moins pour le temps nécessaire à ce qu’ils se protègent eux-mêmes et que perdure autant que faire se peut leur situation.
  • Le second point c’est que si vous avez l’intention de rebondir, notamment avec les mêmes fournisseurs il vous faut là aussi anticiper pour faire en sorte de pouvoir régler leurs factures avant que ne tombe le couperet et jouer la transparence avec eux, quant à la TVA, taxes et autres …
  • Autre point concernant l’inventaire effectué au moment de la liquidation, il part de l’inventaire comptable, qui comprend, pour faire simple, les immobilisations (machines, véhicules…), les stocks et les produits en cours de fabrication, avec ce qui existe physiquement. Or tous les ans, au moment de l’établissement du bilan un inventaire comptable et physique sont effectués, ainsi que l’édition de la valeur des « immobilisations » et de leur amortissement. Ainsi, si aucun « ménage » n’est effectué concernant ces immobilisation certaines d’entre elles se trouvent toujours enregistrée, souvent à une valeur nulle puisque totalement « amorties », mais ayant une existence comptable, et devant donc se trouver présentent le jour de l’inventaire, qu’elles servent ou pas ! Or malgré une valeur comptable nulle, certains outils restent utilisés et utilisables et en étant présent sur l’inventaire comptable se devront d’être présents le jour de l’inventaire de liquidation ! Dommage de les voir vendus pour 3 francs 6 sous le jour de la liquidation !

Pour résumer, un dépôt de bilan est « simplifié » lorsque la gestion des immobilisations, qui peuvent par ailleurs faire l’objet de taxation annuelle malgré une valeur comptable à zéro, lorsque les immobilisations sont sainement gérées et régulièrement épurées.

  • D’autant que la période couvrant les 6 mois précédent le début de la procédure, nommée période suspecte, tous les mouvements comptables et financiers sont examinés à la loupe. Que ce soit des primes exceptionnelles versées aux dirigeants, des opérations rentrant normalement dans le cadre de conventions règlementées parce qu’effectuées avec un dirigeant ou un associé dans des conditions sortant du cadre normal, comme une vente « complaisante » d’un véhicule à sa valeur nette comptable quand celle-ci est largement inférieure à sa valeur Argus…

Votre problématique personnelle d’aujourd’hui est donc peut-être de ne pas aller au suicide économique afin d’éviter la règle des 4D pour Dépôt de bilan, Divorce, Dépression et Décès, en sachant que l’on peut entrer dans la boucle par n’importe qu’elle porte et qu’une grande partie des chefs d’entreprises ayant déposé le bilan font une tentative de suicide ! Dans ce cas il est urgent de faire votre devoir, « Oser déposer le bilan » et de « Refuser le non-sens ».

C’est ce thème qu’il vous faut aborder franchement avec vous même parce que les ministres qui vous disent allez au combat et vous prêtent des euros qu’ils n’ont pas, passeront à autre chose et ne porteront pas plus de responsabilités que nos brillants généraux qui ont envoyé nos poilus dans les tranchées avec des pantalons rouges. Au mieux, ils seront reconnus dans 10 ans responsables mais pas coupables, sauf si une loi d’amnistie passe subrepticement par-là entre temps !

Si vous avez la souplesse et l’adaptabilité du Contournant Agile 4.0, vous connaissez le chemin d’une autre vie, et si vous avez l’innovation inscrite dans votre ADN, alors adaptez, reformez, transformez, voire changer de métier, de secteur, de pays et continuez à créer de la valeur ajoutée pour votre environnement.

Pour les artisans, pour peu qu’il vous reste, par hasard, un peu de matériel « à titre personnel », une fois un dépôt de bilan proprement effectué vis à vis de vos fournisseurs, et si vous n’avez pas commis d’infraction débouchant sur une interdiction de gérer, vous apprécierez à juste titre les 15+2% de cotisations sociales affectés au statut d’autoentrepreneur, d’autant plus que le dernier des relèvements des plafonds permet de vivre confortablement rien qu’avec les revenus déclarés ! Pour les gros chantiers, vous pourrez toujours collaborer avec vos anciens compagnons également devenus autoentrepreneurs. Les clients, nouveaux et anciens, apprécieront l’exonération de TVA propre à ce statut.

« La crise due au Covid-19 a mis en lumière le caractère darwinien de la transformation numérique pour les entreprises. Pour la première fois dans l’histoire de l’évolution de l’industrie, un élément exogène les a contraintes à un saut quantique dans leur maturité vis-à-vis de leur environnement économique, technologique et concurrentiel. C’est la pression dont elles avaient besoin pour comprendre qu’elles devaient se transformer pour s’adapter ou accepter de disparaître.

Il aura fallu 15 ans à Thomas Cook pour comprendre que le voyage ne se vendait plus comme au temps du Titanic , à la banque et à HSBC pour comprendre que ses guichets ne servaient plus à grand-chose, à la grande distribution pour comprendre que Amazon était une réelle menace voire une alternative, [7] »

Il y a donc, peut-être, bien mieux à faire que d’aller rejoindre les tranchées avec un pantalon rouge pour l’honneur des hologrammes qui nous servent de dirigeants[8], élus par 18% des inscrits au premier tour des présidentiels, ou « pour la gloire et la victoire des armes de la France » qui ne peuvent passer que par un autre chemin que la soumission.

Cordialement
Thierry, tenancier du café commerce de la 25ème heure
Pour ZenList et ZenCrise

contact@zenlist.fr

www.zenlist.fr

[1] https://www.lefigaro.fr/societes/masques-en-tissu-la-grande-desillusion-des-entreprises-francaises-20200605

[2] https://zenlist.fr/desobeissance-economique-entrepreunariale-guerilla-economique/

[3] Conseil d’Analyse Économique, organisme indépendant d’experts, placé auprès du premier ministre mais pouvant s’auto saisir de problématiques pertinentes pour la conduite des affaires du pays.

[4] https://www.marianne.net/societe/deconfinement-le-grand-retour-du-made-ailleurs-dans-les-supermarches?utm_source=nl_weekend&utm_medium=email&utm_campaign=20200606&xtor=EPR-2&_ope=eyJndWlkIjoiODQ1MGNjOTliMDRlOWE5MmQ1MmIwZDdiNDJiNTY0MmUifQ%3D%3D

[5] Seulement 16% des entreprises françaises vendent en ligne

[6] https://www.economie.gouv.fr/mise-en-place-cellule-ecoute-soutien-psychologique-chefs-entreprise#

[7] https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-la-transformation-numerique-plus-darwinienne-que-jamais-1208619

[8] https://reporterre.net/Les-lobbies-veulent-faconner-le-monde-d-apres

Ce coup de gueule vient s’intercaler dans le cycle des décryptages dont les deux prochains porteront sur « la pandémie de totalitarisme et le contrôle généralisé des populations par les GAFAM via les vaccins à biomarqueurs et autres traçages » et celui « sur l’enfumage de la prétendue démondialisation » qui nous mènent tous les deux vers « Le meilleur des mondes » selon Aldous Huxley, écrit en 1931.

Ce thème, qui devait initialement prendre la forme d’un petit fascicule plus technique trouve donc toute sa place dans cette démarche. Mais devant gravité et la dangerosité de la situation, la vidéo s’avère plus appropriée.

Il a pour finalité de rappeler qu’en tant individu, parent, et entrepreneur, votre premier devoir est de survivre à cette crise économique qui fait suite à celle sanitaire et qui en est le collatéral, et cela y compris en vous éjectant pour repartir et rebondir.

Or, les discours officiels actuels de nos ministres déguisés en chefs de guerre utilisent tous les artifices psychologiques et matériel de la manipulation tendant à vous envoyer sur le front à n’importe quel prix tel les poilus et leurs pantalons rouges en 14.

Sans autre réflexion que celle du prétendu devoir entrepreneurial, ces discours pourraient avoir pour certains d’entre vous les mêmes effets mortifères que ceux servis au personnel soignant salué, applaudi, mais … armé de sacs poubelle.

Il sera traité sous 4 angles par quatre questionnements :

  • Pourquoi obéir à des ordres idiots donnés pas des incompétents, même étoilés ou diplômés ?
  • Quelle est votre position et celle de votre écosystème dans l’environnement global.
  • Quelle est votre situation individuelle, entrepreneuriale et personnelle pour en identifier les risques ?
  • Quels aspects et astuces techniques pour limiter la casse et rebondir ?

Derrière ce titre volontairement provocateur de par son aspect généralisateur, il ne s’agit pas d’un discours défaitiste, ni pétainiste, gauchiste ou de révolutionnaire, mais celui du bon sens et de l’expérience issue directement de ce livre qui est ma propre histoire. « Osez ne pas perdre sa vie à essayer de la gagner ».

Où comment le système et des causes initialement justes et généreuses broient des hommes pour de mauvaises raisons et de fausses bonnes causes par le biais de la manipulation des politiciens.

Je le fais de façon tout à fait sereine et en paix avec moi-même car en termes de combat et d’entreprenariat j’ai le CV et la légitimité pour tenir les propos qui vont suivre et qui me vaudront une flopée d’attaques, dont je me fiche.

C’est le discours du Contournant Agile 4.0, celui de l’évitement, du refus d’un combat inutile et de trop ; celui du refus du non-sens afin de préserver ses forces pour rebondir, muter pour des victoires atteignables, elles, plutôt que de persévérer dans une impasse, qui existait peut être déjà avant la crise qui n’est qu’un déclencheur, un catalyseur, un accélérateur.

C’est le discours qui consiste à refuser un combat décidé, comme en 14, par de brillants généraux réputés comme issus des meilleures formations aux guerres offensives qui ont envoyé la jeunesse de notre pays servir de cible avec des pantalons rouges en tant que réponse à l’incompétence de nos politiques et à notre impréparation.

Et bien aujourd’hui ce sont les mêmes prétendues élites qui ont envoyé au front les Médecins et infirmiers libéraux sans la moindre protection pour combler les mêmes incompétences et impréparations qui se sont traduit par l’absence de masque et de tout équipement de protection, où la 6eme puissance du monde a dû mobiliser, non pas les taxis de la Marne, mais les couturières du pays.

Quand on regarde les chiffres du nombre de médecins libéraux contaminés publiés par SOS médecins, ou l’ordre, on peut se dire que les mêmes causes produisent les mêmes effets, quelques soit le domaines et l’époque.

Et bien maintenant ce sont ces prétendus sachants, dont aucun n’a jamais mis les mains dans le cambouis, en dehors de leur stage ouvrier de science po effectué chez un des copains de papa, qui prétendent envoyer nos entrepreneurs au feu avec des semblant de gilets pare-balles sous forme de prêts et autres reports de charge, comme ils ont envoyé nos soldats en Afghanistan dans des véhicules non blindés.

Qui peut aujourd’hui prétendre que la mort de nos 86 soldats a changé la situation de ce pays ?

Qui peut prétendre qu’envoyer des entreteneurs mal équipés mener un combat perdu d’avance n’entrainera pas des morts supplémentaires ?

Je ne critique pas ici les mesures financières qui ont été prises pendant la crise pour venir en aide aux entreprises une fois que le mal était fait. A ce jour BPI France a « distribué » 100 milliards de prêts garantis par l’état à 500.000 entreprises, tout en rappelant lui aussi que les prêts avaient vocation à être remboursés. Pas plus que je ne critique « ce » gouvernement en place puisque cette situation est le fruit de 50 ans de déliquescence du pouvoir politique et d’abandon ou de cession des pouvoirs et devoirs régaliens.

Le sujet du jour, alors que certaines entreprises attendent toujours le remboursement du chômage partiel est le choix qui se pose aux entrepreneurs et les conneries qu’on les poussent à faire pour tenter de rester en vie dans un monde où ils n’ont, pour certains plus leur place et cela en jouant sur la fibre patriotique et des prétendues aides.

Je ne dis pas ici qu’il n’est pas du devoir du dirigeant d’entreprise de se battre pour sauver son entreprise et les empois qui font vivre des familles, c’est généralement inscrit dans son ADN, je dis que chaque cas est particulier, qu’il y a toujours plusieurs solutions et méthodes et que ce n’est pas en sonnant au clairon la charge générale en intégrant dès à présent dans les discours de nos généraux l’acceptation d’un certain pourcentage de perte qui seront autant de drame personnels et humains avant d’être économiques.

Bien évidemment, ce qui vaut pour une PMI sous-traitant stratégique d’Airbus, et qui fera probablement l’objet d’un plan d’aides, ne vaut pas pour une start-up technologique où les fonds d’investissements US ou Chinois se feront un plaisir d’entrer, par rapport à la TPE locale classique dont le dirigeant risque de se retrouver bien seul face aux décisions et sera plus à même de se mettre en risque.

Quant aux leçons de patriotisme donné par des énarques élevés hors sol on en a un bon exemple avec le double scandale des masques. La saison deux de ce triste moment de notre histoire fait la une de la presse française dans ce que le Figaro titre[1] : « Masques en tissu : la grande désillusion des entreprises textiles françaises ». En résumé, des centaines d’entreprises du textile ont répondu présent à l’appel patriotique du gouvernement pour produire des masques en tissu, y compris en investissant dans des machines à coudre jusqu’à saturation du marché…. par l’importation massive de produits asiatiques.

Du jour au lendemain les commandes, notamment publiques, ont été stoppées nettes. En plein discours sur le patriotisme et l’indépendance stratégique, la relocalisation et autres utopies alors que l’on n’a même pas un ministre de l’industrie ni un commissariat au plan, parce qu’aucun plan et aucune vision stratégique, et que les mêmes qui crient au loup ont contribué à la désindustrialisation et aux soldes de notre tissu industriel, d’Arcelor à Alstom.

A peine 15 jours après le déconfinement les commandes de masques ont donc cessés et certaines ont même été purement annulées pour être remplacées par des produits vietnamien ! Or, sauf à avoir rêvé Dieng bien Phu et le sacrifice de nos anciens, il ne me semble pas que le Vietnam soit une province Française à ce jour !

Et double peine pour ces sacrifiés sur l’autel du moins disant, ces entreprises ayant travaillé à plein temps n’auront pas droit aux aides dédiées à la période de confinement. Et bien évidemment aucun des cranes d’œufs n’a eu l’idée de se dire que ces masques pourraient parfaitement être achetés aux conditions initialement prévues pour reconstituer le stock évaporé, ou même brulés par le mystère de la pensée administrative. Stock qui nous a fait défaut et nous a contraint à bloquer l’économie du pays, et ce qui pourrait se reproduire en cas de seconde vague !

Donc avant de vous jeter sur les prêts aidés, garantis, reports de charges …. Voire, comme je le constate malheureusement, en ré injectant des fonds personnels dans l’entreprise il y a questions, somme toute assez classiques, à se poser, au-delà de celle concernant la valeur de la parole de l’état. Demandez aux entrepreneurs et à leurs 30.000 salariés du photovoltaïque qui ont payé au prix fort les conséquences du décret consacrant le revirement de stratégie du gouvernement en décembre 2010.

Pour en finir avec nos élus de tous bords, et la technostructure qui nous coûte en gros 10% de plus que l’Allemagne, la première question est :

Que pouvez-vous attendre de nos élus avec de tels comportements et leurs incapacités à décider en mode anticipation et vision, voire gestion de crise ?

Ceux là même qui vous ont envoyé voter pour le premier tour des municipales pour vous confiner dès le lendemain plutôt que de prolonger le mandat des maires pour 6 mois ou un an.

Ceux qui ont menti sur les masques, les tests, le niveau d’impréparation malgré tous les rapports et livres blancs qui s’accumulent dans les placards des divers ministères.

Comme disait en fin politicien Jacques Chirac, me semble-t-il, les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent.

Élus qui au plus niveau haut de la pyramide et en plein combat ont comme soucis premiers d’assurer leur avenir de maire du Havre ou de Tourcoing !

Et ceci à tous les niveaux. Dans ma commune de province, les estimations de participation à ce deuxième tour sont évaluées à 20%. Il reste quatre listes dont certaines ressemblent au mariage de la carpe et du crapaud. Le maire devrait donc, au mieux, être élus avec 8, voir 10% des inscrits ! Quelle représentativité ?

Et pourtant il va gérer selon ses humeurs et ses visions plus de 120 M€ pour la commune et 370 M€ pour la communauté d’agglo.

En tant que maire il sera président de l’hôpital dont il budgétisera le fonctionnement du premier employeur de la commune.  Et pourtant à aucun moment de leur campagne du premier tour, donc en début de pandémie, ils ne sont aller s’inquiéter des besoins des soignants avec cette simple question : Comment pourrions-nous vous aider ? De quoi avez-vous besoin ? Même pas un courrier de soutien !

Et leur préoccupation à la veille de ce second tour n’est pas de poser des questions sur ce qui devrait changer face à cette leçon que dame nature vient de nous infliger et qui pourrait engendrer un changement de paradigme, mais d’aller faire du boitage et du tractage sur le marché de samedi parce qu’ils s’imaginent que c’est encore comme cela que l’on gagne une élection et que le pays doit être gouverné à tous les échelons !

Donc non messieurs les entrepreneurs, vous n’êtes obligé  d’obéir à un ordre idiot, surtout quand il s’agit de sortir de la tranchée avec un pantalon rouge pour gagner 30 mètres, ou 3 mois d’activité, que l’ennemi vous reprendra en doublant vos pertes.

Il y a quelques années j’avais déjà déblatéré sur le sujet dans : « Du devoir de désobéissance économique et entrepreneuriale à la guérilla économique. [2]» où j’y disais :

« Nous avons passé le temps de la prise de conscience, celui de l’éclairage et de la dénonciation ; est venu le temps de l’action. Il nous faut dorénavant choisir et préparer le futur, pour qu’il en reste un. Choisir entre Londres et Vichy, parce que le bateau coule à plat et que l’orchestre continue de jouer comme si de rien n’était. Si on ne veut pas couler avec le bateau, il nous faut changer de bateau. »

Le propre d’une crise, ou d’un changement de paradigme comme celui que nous vivons, est que l’on a tendance à vouloir se raccrocher à ses croyances, à ses repères, et à traiter le problème avec le logiciel d’avant. Or, généralement tous les repaires ont disparu et les règles du jeu ont fondamentalement changé. Exemple de nos élus qui vont aller tracter sur les marchés. Par ailleurs, l’élément déclencheur émerge souvent hors du contexte des problèmes du moment.

Ce n’est pas forcement mieux ou pire, c’est différent. Néanmoins à la vue de ce qui s’est passé pendant la crise, où la déforestation de l’Amazonie a profité du focus de la presse sur le COVID pour s’accélérer, où la poussée des restrictions de libertés à fleuri, même si on a assisté à de beaux gestes de solidarité, mais aussi d’incivilités, j’ai du mal à croire les apôtres d’un monde d’après meilleur, plus écologique, plus ouvert ou plus collaboratif. Je crains que le monde d’après soit tout simplement comme celui d’avant mais en pire, donc plus rugueux et individualiste.

Faisons donc un point « économique » de la situation. Au-delà des milliards d’argent public dépensés, et dont Thierry Breton a rappelé aux doux rêveurs des prêts perpétuels, qu’un prêt avait pour vocation à être remboursé, y compris par les petits enfants. Pour cela je vais m’appuyer sur les propos de Christian Saint Etienne intervenant lors d’une émission sur BFM le 04/06/20 à 22H47 sur le thème « chômage comment stopper l’hémorragie ? »

Je sais, les économistes sont souvent des gens qui vous expliquent brillamment pourquoi ils avaient raison en s’étant trompé. Mais ce professeur d’économie du CNAM, ex-membre du CAE[3],  un peu iconoclaste et Contrarien, mais bâtissant toujours ses analyses sur des constations cliniques afin de trouver le meilleur traitement pour tenter de soulager, voire de guérir le malade. Le Dr Raoult de l’économie en quelques sortie. Il a eu à plusieurs reprises au sein d’un think-tank, le mérite de m’expliquer simplement des choses évidentes qui paraissaient compliquées et qui se sont souvent avérées juste dans le temps. Il a en vain tenté de convaincre Nicolas Sarkozy de porter une vraie réforme fiscale dont le pays a encore besoin aujourd’hui. Réforme de fond face à laquelle ce dernier a renoncé au dernier moment sous la pression « du système » pour adopter un ersatz de réforme, sous la forme du bouclier fiscal ?

Le terme hémorragie employé dans le titre de cette émission concernant le chômage colle particulièrement bien à la crise actuelle et à venir. Crise qui vient du terme médical Crisis qui est le moment où le malade peut passer de vie à trépas, par exemple en raison d’une hémorragie !

Car au-delà des chiffres annoncés de -11% de PIB, soit tout de même 200 milliards, la réalité est que :

  • L’on a effacé d’un coup 10 années de croissance péniblement gagnée,
  • C’est la pire des crises depuis 1945, où là nous n’avions physiquement même plus d’outil de production.
  • Probablement 3 à 6% de chômeurs en plus, aux bas mots.
  • Si en micro ces 11% de PIB en moins vont toucher toutes les entreprises, 1/7 va disparaître et 2/7 vont être en suractivité selon Christian Saint Etienne.

Vous voyez donc bien que la sélection va se faire, aussi, autrement que par la cotation Banque de France qui servait de tamis pour accorder les prêts d’états, même si celui-ci n’est pas inutile.

Le Problème selon cet économiste qui appelle un chat un chat, est que depuis 50 ans en France on a tendance à punir, par la taxe, les gagnants et à aider les perdants, contrairement aux pays anglo-saxons où l’on considère que tout le monde n’est pas égal par décret et idéologie. C’est aussi une des caractéristiques des crises qui ont pour conséquences salutaires d’épurer un peu le marché et d’éliminer, comme le fait dame nature, les entreprises les plus faibles qui en cannibalisant des parts de marché empêchent les plus performantes de croitre et de se renforcer. Ceci dans un marché où l’équité et la législation sont respectées, bien évidemment ! Ainsi, en tant que contribuable je suis ravi de mettre une fois de plus la main à la poche pour renflouer Air France où la SNCF qui étaient déjà virtuellement mort pour l’une et en mort clinique pour l’autre.

Selon Christian Saint Etienne, de la façon dont l’état va traiter ce problème de sélection naturelle va dépendre à un million prés le nombre de chômeurs, et donc l’effet domino et boule de neige.

Autre problème selon lui, les entreprises ont plus besoin de fonds propres que de prêts. L’Allemagne y a injecté 100 milliards, quand proportionnellement la France aurait dû selon le même ratio y consacrer 70Md€, elle en a mis de 4 à 10 ! La même Allemagne qui en plus de la plus grosse part des fonds européennes disponibles a emprunté 500 milliards en son nom propre pour mettre son outil industriel vieillissant à niveau pour aborder les marchés et la concurrence de demain.

Certes, c’est de l’économie et c’est chiant, mais si j’en parle ici c’est parce que si vous êtes sur un marché avec des concurrents allemands, cela devrait peser dans votre décision d’investir ou d’’arrêter les frais, y compris par une mutation profonde ou un dépôt de bilan avant de vous ruiner à tous les sens du terme.

De même que pour revenir au 1/7 des entreprises qui vont disparaître, et aux 2/7 qui vont être en sur activité, de votre positionnement et de vos capacités à muter devraient dépendre vos choix, et donc le ratio auquel vous appartiendrez.

L’économiste cite l’exemple des 7 à 8 millions de logements passoires thermiques qui pourraient se voir ciblés par une attention gouvernementale particulière, ce qui aurait le mérite de fournir de l’emploi pour 20 ans, et de peser positivement sur nos émissions de GEC et notre balance commerciale. Êtes-vous spécialisé en isolation technique par l’extérieur ? Dans ce cas faites chauffer le moteur et structurez-vous pour.

Quant à la réindustrialisation de la France, autre sujet à la mode et objet de fantasmes, qui sera traité lors d’un Zoom titré « démondialisation mon œil !», faut-il encore qu’elle porte sur des domaines du futur basés sur l’IA, la robotique et les nouvelles technologies, ou sur des domaines qui se sont avérés stratégiques comme les médicaments, l’agro-alimentaire, la défense, le numérique… Or, une fois de plus on aide actuellement les filières existantes voire, déclinantes mais aux puissants lobbys comme une fonderie en Bretagne dont le sauvetage des emplois a déjà couté 50.000€/emploi aux contribuables ! A cela s’ajoute la sale habitude, également typiquement française, de taxer sous diverses formes aux doux acronymes les outils de production au lieu d’imaginer une fiscalité plus intelligente. Dans la liste des tares je n’évoque même pas de la CGT et ses métastases.

Pour la relocalisation ponctuelle espérée, les GMS ont repris leurs habitudes d’avant malgré quelques engagements de la fédération du commerce comme le constate Marianne[4].

Par ailleurs le pouvoir d’achat des plus faibles risquant de se voir raboter de 20%, le prix restera un critère d’achat déterminant. Quatre français sur dix ont vu leur situation financière se dégrader durant cette crise, et cela ne va pas s’arranger avec la fin des aides quasi équivalentes aux salaires.

Tous ces choix vont faire l’objet d’arbitrage dans un pays qui avant la crise était économiquement à la tête… des pays du sud et champion des prélèvements avec 56% du PIB. Champion du dépassement des 3% de déficit devenus la norme avec maintenant 115% de dette, soit 3.000 milliards d’ici 2022 ! Mais pays où 2/3 des dépenses publiques vont à la protection sociale ! Les retraites représentent ¼ des dépenses publiques rappelle C. St Etienne. Et la population ne va pas en rajeunissant !

Sous l’angle entrepreneurial individuel après cette situation globale qui vous permet de vous situer en fonction de votre activité. Si certains secteurs comme l’aéronautique, sont plombés pour quelques années, aucun n’est condamné d’avance, mais des entreprises en tant qu’entités s’avèrent être des candidates toutes désignées. Si le management n’est pas à la hauteur de la mutation et de la souplesse nécessaire, si les fonds propres et la tréso sont trop légers, si le numérique n’a pas déjà pris toute la place qui lui revient[5], si le niveau de formation et d’adaptabilité du personnel n’a pas été mis à niveau régulièrement, si, si et si… elle comptera parmi les 20.000 faillites de plus attendues. Dans tous les cas ces secteurs fragilisés feront l’objet de concentrations, ce qui peut aussi être une opportunité, y compris de sortir. Les plus virulents et à l’appétit certain, comme Easy-Jet, ont déjà commencé la course aux parts de marché avec des offres agressives, quand d’autres en sont à tirer des plans sur la comète ou à négocier des vols low-cost avec le syndicat de pilotes.

Si vous pensez compter parmi les victimes, alors dans ce cas il faut vous préparer et préparer l’avion pour l’éjection. Et plus c’est fait tôt et muri et moins douloureux sera matériellement et psychologiquement l’atterrissage.

Après l’erreur consistant à écouter nos politiciens, le pire est d’espérer bêtement que la situation se retourne, que les choses s’améliorent d’elles-mêmes, que l’état vole à votre secours…

La première des choses à faire, c’est de faire le point, comme en navigation. Savoir d’où on vient, où on va et surtout où on est ! Cela s’appelle un audit, mais la seule différence c’est que vous êtes le plus mal placé pour le faire. Il va vous falloir trouver « un consultant », un vrai, pas un junior sortit tout droit d’HEC et vendu par un gros cabinet. Il va vous falloir dénicher un guerrier, rompu au combat non conventionnel, aux ruptures et à la gestion de crise. Quelqu’un qui ne craindra pas de vous dire les choses en face sans avoir peur de perdre un client.

Parmi les 3 missions principales du chef d’entreprise citées dans « Osez ne pas perdre votre vie à essayer de la gagner » :

  • La première, qui consiste à créer et fédérer une équipe pluridisciplinaire autour d’un projet, va se transformer en : garder l’équipe soudée et surtout la mettre à contribution en termes d’innovation de process, d’adaptabilité, de compréhension des nouvelles règles du jeu, et là, la pluridisciplinarité de l’équipe va s’avérer importante.
  • La seconde, imaginer quel sera le métier de l’entreprise dans 5 ans, deviendra maintenant et comment l’entreprise va gagner de l’argent pour survivre et rebondir.
  • Et enfin la troisième est plus que jamais au captiaine d’être à la barre pendant la tempête, avec le risque de ne pas avoir le temps ou les moyens de prendre le recul à l’analyse nécessaire.

A ces trois missions principales en temps de paix, s’ajoutera en mode combat celle de décider, de trancher et d’en porter seul la responsabilité, de la mettre en œuvre dans les meilleures conditions d’éthique, d’équité et psychologiques.

Une des clés pour survivre à cela est de ne pas rester seul et de se faire accompagner. L’association APESA, (l’association d’aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë,) avec le soutien de ses partenaires, Harmonie mutuelle, CCI France et CMA France, sous l ‘égide du ministère de l’économie a mis en place d’une cellule d’écoute et de soutien psychologique aux chefs d’entreprise (0 805 655 050)[6]

Sur l’aspect pratique deux axes principaux s’ouvrent à vous :

  • Le premier est la cessation d’activité, pure et simple. Vous déclarez cette cessation, vous soldez vos dettes, les actionnaires récupèrent ce qu’il reste sous forme de comptes courants, de capital, de dividendes et l’entreprise est radiée et n’existe plus en tant que personne morale.
  • La seconde, la plus courante consiste à placer la société en cessation de paiement. Cette déclaration au tribunal est de la responsabilité du dirigeant et doit être faite dès que dans la théorie l’entreprise n’est plus en mesure d’honorer ses dettes. Cette situation est différente de l’incapacité à régler une facture fournisseur en raison d’un trou de trésorerie pare que tout ce qui devait rentrer n’est pas rentré à temps. Sans rentrer dans la technique j’insiste sur ce point car la responsabilité du dirigeant est engagée au-delà de ses apports en capital s’il est actionnaire, comme est engagée celle d’un dirigeant nommé et non actionnaire.

Ensuite, pour faire simple, le tribunal de commerce prononce généralement une période de mise en redressement qui gèle les dettes de la société et doit permettre de trouver une solution à même d’assurer la poursuite de l’activité. Exemple, une ouverture de capital, un apport de fonds propres, un plan de redressement… cette période peut être prolongée.

Soit, grâce à ces mesures l’entreprise redémarre, soit le tribunal prononce la mise en liquidation judiciaire, ce qui signifie la fin de vie de la société à un instant « T » où l’on fige l’actif et le passif. Un administrateur judicaire est nommé pour gérer les affaires courantes et a la charge de procéder à la liquidation des actifs par le biais d’un commissaire-priseur qui procédera à un inventaire physique, censé être en accord avec l’inventaire comptable, pour procéder à la mise en vente aux enchères afin de récupérer de l’argent qui servira à payer, l’administrateur et les créanciers selon un ordre préférentiel parmi les quelques l’état et les organismes sociaux se trouvent en tête de liste et vos fournisseurs qui auront été appelé à déclarer leurs créances en queue de peloton.

Il y a ici des points importants dont la conclusion est que vous avez tout intérêt à anticiper un dépôt de bilan de façon à ce que ce dernier soit le plus « propre » possible :

  • Le premier point c’est que l’anticipation est une priorité, priorité dont vous vous privez en refusant l’obstacle ou en cédant aux sirènes gouvernementales destinées avant tout à protéger le collectif ou du moins pour le temps nécessaire à ce qu’ils se protègent eux-mêmes et que perdure autant que faire se peut leur situation.
  • Le second point c’est que si vous avez l’intention de rebondir, notamment avec les mêmes fournisseurs il vous faut là aussi anticiper pour faire en sorte de pouvoir régler leurs factures avant que ne tombe le couperet et jouer la transparence avec eux, quant à la TVA, taxes et autres …
  • Autre point concernant l’inventaire effectué au moment de la liquidation, il part de l’inventaire comptable, qui comprend, pour faire simple, les immobilisations (machines, véhicules…), les stocks et les produits en cours de fabrication, avec ce qui existe physiquement. Or tous les ans, au moment de l’établissement du bilan un inventaire comptable et physique sont effectués, ainsi que l’édition de la valeur des « immobilisations » et de leur amortissement. Ainsi, si aucun « ménage » n’est effectué concernant ces immobilisation certaines d’entre elles se trouvent toujours enregistrée, souvent à une valeur nulle puisque totalement « amorties », mais ayant une existence comptable, et devant donc se trouver présentent le jour de l’inventaire, qu’elles servent ou pas ! Or malgré une valeur comptable nulle, certains outils restent utilisés et utilisables et en étant présent sur l’inventaire comptable se devront d’être présents le jour de l’inventaire de liquidation ! Dommage de les voir vendus pour 3 francs 6 sous le jour de la liquidation !

Pour résumer, un dépôt de bilan est « simplifié » lorsque la gestion des immobilisations, qui peuvent par ailleurs faire l’objet de taxation annuelle malgré une valeur comptable à zéro, lorsque les immobilisations sont sainement gérées et régulièrement épurées.

  • D’autant que la période couvrant les 6 mois précédent le début de la procédure, nommée période suspecte, tous les mouvements comptables et financiers sont examinés à la loupe. Que ce soit des primes exceptionnelles versées aux dirigeants, des opérations rentrant normalement dans le cadre de conventions règlementées parce qu’effectuées avec un dirigeant ou un associé dans des conditions sortant du cadre normal, comme une vente « complaisante » d’un véhicule à sa valeur nette comptable quand celle-ci est largement inférieure à sa valeur Argus…

Votre problématique personnelle d’aujourd’hui est donc peut-être de ne pas aller au suicide économique afin d’éviter la règle des 4D pour Dépôt de bilan, Divorce, Dépression et Décès, en sachant que l’on peut entrer dans la boucle par n’importe qu’elle porte et qu’une grande partie des chefs d’entreprises ayant déposé le bilan font une tentative de suicide ! Dans ce cas il est urgent de faire votre devoir, « Oser déposer le bilan » et de « Refuser le non-sens ».

C’est ce thème qu’il vous faut aborder franchement avec vous même parce que les ministres qui vous disent allez au combat et vous prêtent des euros qu’ils n’ont pas, passeront à autre chose et ne porteront pas plus de responsabilités que nos brillants généraux qui ont envoyé nos poilus dans les tranchées avec des pantalons rouges. Au mieux, ils seront reconnus dans 10 ans responsables mais pas coupables, sauf si une loi d’amnistie passe subrepticement par-là entre temps !

Si vous avez la souplesse et l’adaptabilité du Contournant Agile 4.0, vous connaissez le chemin d’une autre vie, et si vous avez l’innovation inscrite dans votre ADN, alors adaptez, reformez, transformez, voire changer de métier, de secteur, de pays et continuez à créer de la valeur ajoutée pour votre environnement.

Pour les artisans, pour peu qu’il vous reste, par hasard, un peu de matériel « à titre personnel », une fois un dépôt de bilan proprement effectué vis à vis de vos fournisseurs, et si vous n’avez pas commis d’infraction débouchant sur une interdiction de gérer, vous apprécierez à juste titre les 15+2% de cotisations sociales affectés au statut d’autoentrepreneur, d’autant plus que le dernier des relèvements des plafonds permet de vivre confortablement rien qu’avec les revenus déclarés ! Pour les gros chantiers, vous pourrez toujours collaborer avec vos anciens compagnons également devenus autoentrepreneurs. Les clients, nouveaux et anciens, apprécieront l’exonération de TVA propre à ce statut.

« La crise due au Covid-19 a mis en lumière le caractère darwinien de la transformation numérique pour les entreprises. Pour la première fois dans l’histoire de l’évolution de l’industrie, un élément exogène les a contraintes à un saut quantique dans leur maturité vis-à-vis de leur environnement économique, technologique et concurrentiel. C’est la pression dont elles avaient besoin pour comprendre qu’elles devaient se transformer pour s’adapter ou accepter de disparaître.

Il aura fallu 15 ans à Thomas Cook pour comprendre que le voyage ne se vendait plus comme au temps du Titanic , à la banque et à HSBC pour comprendre que ses guichets ne servaient plus à grand-chose, à la grande distribution pour comprendre que Amazon était une réelle menace voire une alternative, [7] »

Il y a donc, peut-être, bien mieux à faire que d’aller rejoindre les tranchées avec un pantalon rouge pour l’honneur des hologrammes qui nous servent de dirigeants[8], élus par 18% des inscrits au premier tour des présidentiels, ou « pour la gloire et la victoire des armes de la France » qui ne peuvent passer que par un autre chemin que la soumission.

Cordialement
Thierry, tenancier du café commerce de la 25ème heure
Pour ZenList et ZenCrise

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[1] https://www.lefigaro.fr/societes/masques-en-tissu-la-grande-desillusion-des-entreprises-francaises-20200605

[2] https://zenlist.fr/desobeissance-economique-entrepreunariale-guerilla-economique/

[3] Conseil d’Analyse Économique, organisme indépendant d’experts, placé auprès du premier ministre mais pouvant s’auto saisir de problématiques pertinentes pour la conduite des affaires du pays.

[4] https://www.marianne.net/societe/deconfinement-le-grand-retour-du-made-ailleurs-dans-les-supermarches?utm_source=nl_weekend&utm_medium=email&utm_campaign=20200606&xtor=EPR-2&_ope=eyJndWlkIjoiODQ1MGNjOTliMDRlOWE5MmQ1MmIwZDdiNDJiNTY0MmUifQ%3D%3D

[5] Seulement 16% des entreprises françaises vendent en ligne

[6] https://www.economie.gouv.fr/mise-en-place-cellule-ecoute-soutien-psychologique-chefs-entreprise#

[7] https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-la-transformation-numerique-plus-darwinienne-que-jamais-1208619

[8] https://reporterre.net/Les-lobbies-veulent-faconner-le-monde-d-apres

 

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